Interdits, toujours chantés, les chants militaires français sur un air allemand ont parfois mauvaise réputation auprès du commandement. Personne n'en a fourni la liste ni les raisons de leur présence dans le répertoire militaire français.

Sous la monarchie, les soldats d'origine étrangère constituèrent jusqu'à plus de 30 % des effectifs. Les rois ayant toujours considéré qu'il vallait mieux faire couler le sang étranger plutôt que celui de leurs sujets. Surtout quand ces étrangers se battaient bien. Les Suisses furent appelés par Louis XI pour encadrer les premières unités permanentes. Des Ecossais figuraient dans la garde royale, on trouvait dans la cavalerie des Albanais, des Grecs et des Hongrois, des Polonais, des Allemands bien sûr qui formaient aussi des régiments d'infanterie, ainsi que les Italiens, des Espagnols.
En 1792, ils constituent le tiers de l'armée royale. Les troupes les plus fidèles sont les Suisses qui défendent les Tuileries le 10 août. Ils continuent à servir la France sous la Révolution puis l'Empire où ils combattent aux côtés d'unités de tous les pays d'Europe.

Depuis la création de la Légion étrangère en 1831, l'armée française ne recrute pas d'unités étrangères, mais elle accepte les engagements individuels. Ainsi les chants d'origine étrangère ont largement résonné dans les rangs de l'armée française. Le musicologue est obligé d'admettre qu'il en reste peu de traces. Quelques chants des Suisses. Les Adieux suisses est le seul authentique remontant aux régiments royaux encore au répertoire actuel.

Pour ce qui est des autres contigents, tout a disparu.
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