• Courtoisie Emission 14/11/2009

    France de l'Ouest, Une anthologie des musiques traditionnelles, Frémeaux vol 2, 2009
    Mazurka-java, 1:50   
    Avant-deux gavotté, 1:37
    Avant-deux de bocage, 0:45
    Scottish de sept, 1:25
    Sur la pont d'Avignon, 2:22
    La violette double, 1:27
    Il y a plus que dix filles, 1:03   
    Nous voilà bien du monde ici, 4:13
    Le roi Renaud, 4:36
    Les garçons sont trompeurs, 2:31
    Ce sont trois galions d'Espagne, 3:12

    Anthologie de la chanson française, EPM, La tradition, Chansons à danser, 1994
    En Avant Deux, 1:13    Denis Le Vraux
    D'où Venez Vous Promenez Vous, 3:11, Yvon Guilcher, Jean-François Dutertre & Jean-Loup Baly       
    Reviens T'en Yaum, 4:40, Gilbert Bourdin, Christian Dautel, Laurent Jouin et Jean-Yvon Cornic
    A Bordeaux Il Vient D'arriver, 4:12    Michèle Bernard, Gabriel Yacoub et Yannick Guilloux
    Les Filles De Saint-Martin, 2:00, Michel Favre
    La Caille, 2:16, Bernard Indeau
    Pour Aller Voir Les Filles, 2:58, Yannick Guilloux
    C'est Un Plaisir Que D'aimer, 1:50, Jacky Bardot
    Les Filles De Saint-Chély, 1:38, Bernard Indeau

  • Deutschland über alles à l'Elysée pour le 11 novembre

    L’Elysée croyait-il faire plaisir à la chancelière allemande en inscrivant au programme officiel des festivités du 11 novembre le Deutschland über alles ? Il devait être chanté par le Chœur de l’armée française. Tous ces braves gens administrent la preuve d’une ignorance complète de l’histoire de la chanson. Il s’agit pourtant de l’hymne national de notre voisin avec qui nous avons été en guerre pendant que ce chant était officiel.
    Rappellons qu'en Allemagne, l'hymne officiel ne comprend plus que le 3e couplet connu maintenant sous le titre Einigkeit und Recht und Freiheit (Unité, justice et liberté).
    Si l’Elysée n’est pas obligé de tout savoir — encore qu’en la matière il y ait un minimum —, le Chœur de l’armée française aurait pu au moins lui signaler l’erreur. Ou encore les services du ministre de la Défense, si le ministre s’était intéressé à la question. Mais pour cela, il faudrait aussi qu’il n’ignore pas ceux qui le sollicitent au sujet du patrimoine musical militaire (voir page 2 ma lettre au ministre de la Défense du 24/09/09 restée sans réponse).
    J’ai engagé avec plusieurs éditeurs un travail de collecte et de publication du répertoire des chansons de soldats. Parmi les titres disponibles chez les éditions France-productions figure depuis décembre 2007 Les Chants des soldats allemands qui présente justement le Deutschlandlied avec un historique précis :

    « Sur une mélodie composée par Joseph Haydn en 1797, August Heinrich Hoffmann von Fallersleben a écrit les paroles du Deutschlandlied en 1841 sur l’île d’Héligoland, alors possession anglaise. C’est le président du Reich, Friedrich Ebert, qui l’a déclaré hymne national en 1922. L’auteur des paroles appelait ses concitoyens à placer la patrie commune au-dessus des nombreux petits États de l’époque pour réaliser l’unité de l'Allemagne qui n’était encore qu’un rêve de poète. Il ne s'agit donc pas d’un hymne de conquête ou de domination.
    Les débats qu’a provoqué le choix de l’hymne national, depuis la fondation de la République Fédérale d’Allemagne en 1949, ont été clos au printemps 1952 par un échange de lettres entre le président fédéral Heuss et le chancelier Adenauer. Le Deutschlandlied (Chant de l’Allemagne) est donc devenu hymne national, et seule sa troisième strophe est chantée lors des manifestations officielles. »

    Signalons à cette occasion que l’ignorance de ces répertoires, de l’histoire militaire et musicale a valu en 2008 l’interdiction à la vente de ce titre dans la boutique du Musée de l’armée des Invalides, pour « éviter de choquer un éventuel ancien combattant ». Il faudrait plutôt le distribuer dans les écoles avec ceux des autres hymnes nationaux européens. On a le droit de rêver non ?

    Pages: 1 2

  • Courtoisie Emission 07/11/2009

    Fêtes De Bayonne, 100% Fêtes De Bayonne, Agorila, AG 960
    Léon (Ô Léon, Roi De Bayonne), 3:45
    C'est À Bayonne Ville Jolie, 4:14
    Les Clés De Bayonne, 2:32
    Bayonne Farandole, 3:00
    C'est À Bayonne, 4:34
    Y'a Des Trous Dans Les Remparts, 3:53

    Hot Fiesta, Basco Attitude Tradtional
    , Agorila AG 9601
    Gora Ta Gora Beti, 4:09
    Gora Ta Gora Beti, 4:03   
    Pottoka, 3:56    Hot Fiesta
    Ixil Ixilik Dago, 3:29    Hot Fiesta   
    Antoni Eta Anton, 3:54
    Euskara, Jaldi Hadi Plazarat, 3:42
    Oi Gu Hemen, 3:45
    Xuri Urdin, 2:55

  • Courtoisie Emission 31/10/2009

    Elles Et Ils Sonnent, En Attendant La Joie, www.eeis.fr
    68,         
    Hay papa,
    Ça va aller,
    Le Fil,

    Jean-Yves-Marie Tourbin
    La Force De La Patience,
    Chante Saint Louis Marie Grignon De Monfort Vol 3
    Le Respect Humain,
    Chante Saint Louis Marie Grignon De Monfort Vol 3
    Marie, Mère Des Pauvres,
    Marie, Mère Des Pauvres
    Acte D'amour,
    Marie, Mère Des Pauvres

    Elles Et Ils Sonnent, cd En Attendant La Joie, 2009
    Sans Toi,
    Absolute,
    Commande : www.eeis.fr

  • Musique et chants militaires pendant la guerre d'Indépendance US

    Mémoire de master 1 soutenu en 2009 par Thierry Bouzard devant l'université du Littoral.

    Ce travail doit faire l'objet d'une publication.
    Les musiques et les chants étudiés sont tous présentés avec leur partition.
    Les musiques d'ordonnance des protagonistes sont réunies pour la première fois.

    MémoireChantsUSThB

    Sommaire
    Introduction
    1. La musique militaire.
    11. Un double répertoire militaire.
    12. La musique militaire au XVIIIe siècle.
    13. Colonie américaine et constitution d’un répertoire spécifique.
    14. Angleterre.
    15. Etats allemands.
    16. France.
    17. Espagne.
    2. La chanson de soldat.
    21. Un répertoire de tradition orale.
    22. Les chants des soldats britanniques.
    23. Les chants des insurgés et soldats américains.
    24. Les chants des soldats allemands.
    25. Les chants des soldats français.
    26. Les chants des guerriers indiens.
    3. Le répertoire des chants de marins.
    31. Les chants des marins anglais.
    32. Les chants des marins français.
    4. Actualité des répertoires.
    Bibliographie
    Discographie
    5. Annexes.
    Liste des enregistrements sur cd
    Index des titres

  • Quand la Grande Muette s'exprime — Colloque 10/12/09 — St-Maixent

    Quand la "Grande Muette" s'exprime,
    Les pratiques musicales militaires de l'Antiquité à nos jours

    Jeudi 10 décembre 2009 à Saint-Maixent-l'Ecole
    de 9h30 à 17h30.

    Thierry Bouzard interviendra après Jean-Michel Sorlin.
    Tous les détails sur le site :
    http://shadoc.over-blog.com

    Page1programme st maix

  • Courtoisie Emission 4e trimestre

    Liste à la page suivante…

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  • Les premiers enregistrements de chants légionnaires

    La Légion commercialise en 1950 et 1952 deux séries de 78 tours de chants et musiques légionnaires. Les références montrent que d'autres titres étaient prévus mais n'ont jamais été réalisés.
    Il s'agit des tout premiers enregistrements de chants légionnaires. La première série de ces enregistrements s'inscrit dans le contexte particulier de l'époque, conférant un rôle inusité au chant militaire.
    L'enregistrement du Boudin est le seul témoignage de l'existence d'un 3e couplet au chant officiel de la Légion.
    Les précisions discographiques qui figurent dans cette étude sont le résultat des recherches du collectionneur Hervé Pignel-Dupont qui anime un site remarquable sur la Légion (http://www.vivelalegion.com).

    Le programme d'enregistrements a produit deux séries de trois 78 tours clairement identifiables par leurs références.
    Des extraits sont disponibles à la page suivante.

    1re série enregistrée en 1950 :
    LE1 : Nous sommes des volontaires
    LE2 : La Rue appartient

    LE8 : En marchant… (Adieu, adieu)
    LE9 : Oh ! légionnaires (Contre les Viets)

    LE10 : Souvenir qui passe
    LE11 : En avant parcourant le monde

    2e série enregistrée en 1952 :
    LE16 / 2.210 : Marche de la Légion étrangère
    LE16 / 2.211 : Marche de la garde consulaire à Marengo

    LE17 / 2.212 : La Guitoune
    LE17 / 2.213 : Le Baroudeur

    LE18 / 2.214 : Chant du 1er REC (La Colonne)
    LE18 / 2.215 : Le Boudin (avec le 3e couplet)

    Les références manquantes n'ont jamais été enregistrées. Tout du moins il n'en est pas fait mention dans la revue Képi blanc qui fait la promotion des titres lors de leur commercialisation (cf. Képi blanc n° 44, novembre 1950 ; n° 45, décembre 1950 ; n° 68, décembre 1952 ; n° 49, septembre 1959). Les enregistrements ont été réalisés dans les studios parisiens de Philips-Polidor en 1950 et 1952. Les morceaux enregistrés constituent deux séries distinctes et correspondent à des motivations éditoriales différentes qui n'ont jusqu'ici jamais été mises en évidence révélant ainsi un rôle particulier du chant militaire.

    Les chants sélectionnés pour les premiers enregistrements sont d'introduction récente et même très récente puisque Contre les Viets ainsi que La Rue appartient n'apparaissent dans le répertoire légionnaire que pendant la guerre d'Indochine. Ils sont essentiellement chantés sur des airs germaniques, on pourrait y voir une explication dans le recrutement de l'époque, ainsi que semble le laisser à penser le fort accent des interprètes. Mais il n'en est rien. Il faut plutôt voir dans cette édition qui s'ouvre par des chants “idéologiques”, une façon pour la Légioin de répondre aux attaques dont elle est l'objet, comme corps d'élite des unités en Indochine, de la part du Parti communiste français. Il faut se souvenir qu'aux élections législatives de 1946, le PCF obtient 28,6% des suffrages. Il mène violemment campagne en métropole contre le corps expéditionnaire en obtenant que les collectes de sang ne servent pas aux soldats d'Indochine. A cause des manifestations communistes, les embarquements de troupes et de matériels doivent être réalisés de nuit. Une loi est votée en 1950 prévoyant que les Français appelés sous les drapeaux ne pourraient, en temps de paix, être dirigés sur des territoires où se déroulaient des opérations militaires, ce qui compliqua dramatiquement le problème des effectifs car les volontaires ne s'engageaint pas en nombre suffisant. Parallèlement, le PCF envoie certains de ses cadres assister les communistes vietnamiens. On en retrouvera notamment dans l'encadrement des terribles camps de prisonniers (taux de mortalité de 69,04%, record historique inégalé), le sinistre tortionnaire Boudarel en est l'exemple le plus connu. Enfin en 1950, sept bataillons de la Légion sont détruits dans le désastre de Cao-Bang.
    La première série de ces enregistrements ne constitue donc pas un outil de formation à usage interne, comme par exemple le double cd réalisé par la Légion en 1999. Bien au contraire, ces enregistrements doivent être considérés comme s'inscrivant dans une campagne de relations publiques destinée à la défense et la promotion de la Légion face aux attaques dont elle était l'objet de la part du Parti communiste. La sélection et la diffusion de ces enregistrements officiels, de plus les premiers, a donc du se faire sur ordre du commandement, au minimum avec son aval.

    D'autre part, les chants sélectionnés ont deux origines différentes marquant les deux sources principales d'inspiration du répertoire militaire de l'après-guerre.
    La première source d'inspiration est constituée de mélodies d'origine germanique (voir précédent post sur Les chants militaires français d'origine germanique). Il s'agit de Nous sommes des volontaires, La Rue appartient, Oh ! légionnaire (Contre les Viets). Les deux derniers ont une signification nettement idéologique.
    Il s'agit ensuite du répertoire scout avec En marchant dans le soleil levant (Adieu, adieu), Souvenir qui passe et En avant parcourant le monde. Ces chants ne sont bien souvent qu'une transposition de chants créés pour les scouts comme le montrent les paroles (En marchant dans le soleil levant / Tête haute et les cheveux dans le vent). A-t-on jamais vu des légionnaires les cheveux au vent ? Les paroles de ces chants n'ont aucun contenu idéologique.
    La juxtaposition de chants récents d'origines différentes permet de faire passer le message principal tout en justifiant l'édition par la nouveauté des morceaux.

    La deuxième série est publiée en 1952. Le contexte est différent, même si le PCF est toujours aussi virulent. Le général de Lattre a redonné espoir au corps expéditionnaire en tenant en échec le vietminh, mais il vient de mourir en janvier. D'autre part, la faiblesse des moyens engagés, malgré l'aide américaine, interdit toute perspective de victoire militaire et rend inéluctable la négociation.
    La série d'enregistrements réalisés en 1952 n'a donc plus le caractère idéologique de la précédente. Les chants ont un caractère traditionnel et sont accompagnés de musiques de cérémonies. Pour les chants, il s'agit du Boudin, chant officiel de la Légion et de La Colonne, le chant de tradition du 1er REC depuis 1926. Ce chant est d'ailleurs le premier chant de tradition de l'armée française, puisque par l'attitude adoptée pendant son interprétation, la Légion va faire école. En effet, le capitaine Vincent Saint-Denis a mis en évidence dans son mémoire universitaire réalisé en 1997 que La Colonne est «le premier chant régimentaire exécuté au garde-à-vous». Il précise que l'usage en est fixé par le colonel Gaultier commandant le Dépôt commun des régiments étrangers depuis 1946. Ce cérémonial va être repris par les autres régiments légionnaires puis s'étendre progressivement à toute l'armée dans les années 80. C'est ce qui explique certainement l'harmonisation de cet enregistrement, comme celui du Boudin. Ce dernier chant est le seul à bénéficier d'un accompagnement au clairon. Cet enregistrement du Boudin est particulièrement intéressant car il semble être le seul témoignage de l'existence d'un 3e couplet au chant officiel de la Légion. Ce couplet ne figure dans aucun des recueils de chants légionnaires que nous avons recensés (paroles et extrait page suivante).
    Le Boudin étant le dernier chant enregistré semble indiquer que la série est terminée.

    En ce qui concerne l'exécution de ces chants, on peut remarquer que ces deux séries enregistrements sont réalisés par la maison d'édition de la Légion étrangère de Sidi bel-Abbès ce qui montre l'intérêt porté au chant par le commandement et garanti la rigueur d'une interprétation conforme à l'image que veut en donner la Légion. Ils sont donc un précieux et unique témoignage sur l'interprétation des chants légionnaires durant cette période.
    On remarque à l'écoute un certain accent germanique qui correspond au recrutement de l'époque. Les chants ne sont pas harmonisés (à part La Colonne et Le Boudin), Képi blanc a voulu une interprétation la plus proche possible de ce que devait chanter la troupe. D'autre part, si le rythme est relativement lent, les fins de phrases ne sont pas hâchées comme une certaine mode répandue dans les années 90. Les interprétes ont même plutôt tendance à tenir la note (En marchant…).

    D'après les références, il manquerait huit titres. Il serait intéressant de retrouver ceux qui étaient prévus dans le programme d'enregistrement initial et quelles raisons ont empêché sont aboutissement.
    Ces premiers enregistrements officiels de chants légionnaires montrent ainsi que le chant militaire n'est pas un simple outil interne de cohésion, mais que le commandement peut lui donner un rôle externe en s'en servant comme d'un réel moyen d'expression.

    Les paroles et les extraits des enregistrements d'époque sont à la page suivante…

    Pages: 1 2

  • Courtoisie Emission 3e trimestre 2009

    Liste des morceaux à la page suivante…

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  • Les Aixois

    La chorale du lycée militaire d'Aix-en-Provence a enregistré cette année un cd.
    Quelques autres ont été précédemment réalisés sans être parvenus à notre connaissance.

    Sous le titre Esprit aixois, ce pressage est d'un intérêt certain, même s'il n'atteint pas la qualité des réalisation de ceux des élèves officiers de l'ESM et de l'EMIA. La chorale ceux qui sont à l'origine du projet Vianney Jobé duval et Virgile Gautier ont réalisé un travail prometteur.
    Tout d'abord, les chants sont harmonisés ce qui est déjà un travail conséquent puisque les partitions de chants militaires (quand elles sont disponibles) sont généralement à une seule voix.
    Ensuite la sélection des chants est diversifiée et dénote une recherche et une volonté d'exploration du répertoire.
    Enfin, un discret accompagnement musical met en valeur les interprétations.
    On ne peut que souhaiter que ces jeunes élèves intègrent Saint-Cyr pour continuer leur travaux sur les chants. Ils nous donneront immanquablement des enregistrements qui sortiront de l'ordinaire.

    CdEspritAixois

  • Courtoisie Emission 2e trimestre 2009

    Pages: 1 2

  • Musique et Hervé Morin ministre de la Défense

    Une affigeante démonstration d'ignorance de la part du ministre de la Défense. Non seulement, l'auditeur découvre une culture musicale limitée au vedettes de l'ancien top 50 anglo-saxon, mais il semble ignorer à peu près tout ce qui est antérieur à la musique de ses émotions adolescentes. Les goûts musicaux du ministre sont une chose, il ne doit pas perdre de vue qu'il représente une institution et un patrimoine dont il devrait avoir un minimum de connaissances.

     

     

    La fin de l'entretien est particulièrement édifiante quand les journalistes (?) lui demandent en guise de boutade ce qu'il pense de la musique militaire. Le ministre éclate de rire, l'air de dire que cela ne vaut même pas la peine d'en parler. Un tel mépris, une telle ignorance de la part du ministre responsable de l'emploi, de la formation, de la promotion de l'outil de défense de la France, permet de comprendre les raisons qui valent si peu de considérations à la musique militaire.

    Depuis trop longtemps, la musique militaire n'est envisagée par le ministère qu'en termes de budget. Ce patrimoine est bien autre chose que des lignes comptables. Il suffit de regarder mes réactions de la population aux prestations des musiques militaires pour comprendre la place éminente qu'elles occupent dans l'imaginaire populaire et le rôle majeur qu'elles pourraient jouer dans le recrutement des personnels.
    Le conservatoire militaire de musique de l’armée est cantonné dans un rôle fonctionnel de formation et d’administration des personnels musiciens. Il serait temps de lui voir attribuer un rôle de promotion du patrimoine musical militaire. Patrimoine qui est loin d’être exclusivement militaire bien entendu.

    A notre connaissance, la France est la seule, au niveau européen, à traiter cette partie de son patrimoine musical de cette façon. Ceci est totalement injustifié et ne s’explique que par un contexte historique et idéologique.
    La victoire après les hécatombes de la Guerre de 14 ont amené un certain dégoût, bien compréhensible, de la chose militaire. Il a été entretenu et amplifié par l’idéologie antimilitariste qui sévit encore généralement dans les milieux culturels français d’aujourd’hui. Cette attitude est ridicule et ne tiens pas compte de la richesse des compositions de musique militaire. Dans ce patrimoine figurent certaines reconnues parmi les plus belles marches du monde (Marche de la garde consulaire à Marengo). De grands noms de la musique française ont composé pour ce répertoire (Lully, Couperin, Méhul, Gossec, Berlioz…).

    Il est temps que cesse l’ostracisme imbécile que subit ce répertoire remarquable et apprécié à l’étranger. Les Anglais, les Américains, les Espagnols, les Russes, les Allemands enregistrent et diffusent, en un mot honorent leur patrimoine. Dans les années 70, Deutsche Grammophon avait fait appel au grand chef d’orchestre Herbert von Karajan pour enregistrer avec le Philharmonique de Berlin les plus belles marches militaires prussiennes et autrichiennes, montrant par là, la haute considération dans laquelle sont tenues ces compositions.
    La musique militaire française en mérite au moins autant, et il serait temps qu’un ministre de la Défense digne de ce nom s’en préoccupe.

  • 1er Festival de musique militaire de Paris

    Rassemblées au profit de l'association Terre fraternité, 11 musiques militaires françaises et étrangères ont donné deux concerts exceptionnels à Paris (cour des Invalides) et à Versailles.
    L'association Terre fraternité est présidée par le général Thorette, ancien chef d'état-major des armées et grand connaisseur de la musique militaire. Elle vient en aide aux familles de militaires blessés ou tués en opération. Elle avait réuni des formations musicales de qualité exceptionnelles. Les spectateurs ont pu constater que la musique de la légion est toujours la seule à chanter pendant sa prestation et que la fanfare de cavalerie de la garde est toujours aussi brillante. Parmi les musiques étrangères, les écossais malgré leur faible effectif (7 musiciens) ont fait preuve d'une extrême rigueur illustrant bien le drill à la britannique, les gurkhas ont impressionné le public avec leur curieux déhanchement. Une prestation en tous points remarquables. Ce premier festival, comme il était précisé sur le programme, doit inciter à surveiller la tenue de sa deuxième édition.

    Musiques militaires françaises : la Musique principale de l'armée de terre, la Musique de la légion étrangère, la Musique de la brigade des sapeurs pompiers de Paris,  la Musique de la région terre Ile-de-France, la Fanfare de cavalerie de la garde républicaine, la Musique de la gendarmerie mobile.

    Musiques militaires étrangères : La Musique du régiment d'infanterie In memorial del Rey n° 1 (Espagne), Pipes and drums of the Argyll Sutherland Highlanders (Ecosse), la Musique de la garde républicaine algérienne (Algérie), Fanfare gurkha du 14e GTC, le Jazz band de l'OTAN.

  • Courtoisie Emission 2e trimestre 2009

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  • Chansons des soldats du Roy

    Les anciens chants des soldats sont rarement disponibles. Le répertoire des chants militaire est d'abord utilitaire, s'il peut s'y trouver des chants anciens, il ne fournit pas un éventail significatif du répertoire antérieur à la Révolution.
    Le grand mérite de ce cd est donc d'offrir un aperçu de ce que pouvaient chanter les soldats du temps des rois, et même avant.
    Non seulement les chants sont magnifiquement interprétés, mais ils sont alternés avec des morceaux d'anciennes marches militaires rarement jouées.
    Une heure et dix minutes de chansons, de musiques, d'histoire.

    SoldatsRoy

    Descrition à la page suivante…

    Pages: 1 2

  • Jean Lamaze, “chef de chœur” de l'armée française

    Injustement oublié, le commandant Lamaze a exercé une influence certaine sur le chant militaire qui se fait encore ressentir actuellement puisqu'il est l'auteur de plusieurs chants toujours interprétés. C’est la raison pour laquelle il lui est ici attribué le titre de chef de chœur qui n’existait pas et qu’il n’a jamais revendiqué.
    Lamaze laisse plusieurs recueils de chants et des enregistrements de grande qualité.
    Il a tenté d'implanter le chant choral dans l'armée française, sans succès pour les raisons que nous verrons.
    Ce portrait est un hommage, il était plus que temps de sortir ce grand vulgarisateur du chant militaire de l'oubli.

    Lamaze


    Biographie
    Jean-Edmond Lamaze est né le 8 janvier 1912 à Champigneulles (Meurthe-et-Moselle).
    Il devient pupille de la Nation à la mort de son père tombé pendant la Grande Guerre.
    Il s'engage au 3e régiment de chasseurs d'Afrique en 1932, devient sous-lieutenant en 1937. C'est quand il est instructeur à l'école des cadres de Cherchell – il est nommé en 1946 –, qu'il réalise un carnet de chants intitulé Le Chant choral. L'introduction propose une méthode de chant choral “élaborée au cours de deux années d'instruction, à plus de 3000 stagiaires”.
    Nommé commandant en 1953, affecté à l'école d'application de l'artillerie en 1958, il réalise un 45 tours L'Artilleur de Metz (Decca 451.018) et le 25 cm Sur la route de Dijon (Decca 123.913). Lamaze n'est pas parachutiste, mais cela ne l'empêche pas de réaliser un 45 tours avec le 3e RPC, Chants de marche et de bivouac (Pathé EA 202). Il est ensuite muté au Centre d'entraînement des moniteurs de la jeunesse d'Algérie (CEMJA) d'Issoire en 1961, il enregistre alors un nouveau 25 cm, Des rires et des chansons (Pathé ST 1155). C'est aussi à cette période qu'il publie un recueil de chants militaires aux éditions Chiron, Chants, chansons et chœurs de l'armée française, Chiron, 1961, 210 pages.
    Il quitte le service actif en 1963 et décède à St-Cyr-sur-Mer (Var) en 1995.

    Dès son premier recueil de chants, Lamaze montre son souci non seulement du répertoire de chants militaires, mais aussi d'une belle interprétation par un enseignement des techniques du chant choral auprès d'une troupe dont il connaît l'ignorance en matière musicale.
    Il n'effectue pas de recherches particulières sur le répertoire militaire, mais compose lui-même des chants. Les soldats chantent toujours Rien ne saurait t'émouvoir, créé à la fin des années 50 et Ô douce France, publié pour la première fois dans le recueil édité à Cherchell. C'est probablement aussi Lamaze qui diffuse La Sentinelle au sein du répertoire militaire bien qu'il s'agisse d'un chanson composée par le Père Sevin en 1919 (cf. Les chansons des scouts de France, éditions SPES, 1936).
    Les compositions de Lamaze sont marquées par son époque. Il est probablement passé par les scouts, comme le laisse à penser sa sélection de chants de bivouac dans son recueil de 1961. La veillée est un temps fort de la vie du camp chez les scouts. Elle a rarement sa place chez les soldats, en tout cas certainement pas avec la partie spectacle autour du feu.
    Ses chansons portent la marque du répertoire militaire métropolitain de l’après-guerre. Les thèmes évoqués, sont la femme, le soldat fier de sa condition, l’entrain et la gaieté. Sa seule chanson nostalgique est aussi celle que les soldats ont intégrée à leur répertoire : Ô douce France.
    Bien qu’en contact avec les paras et au fait des derniers enseignements militaires – il suit une formation au centre d’instruction de l’arme psychologique en 1958 –, il ne perçoit pas l’évolution du répertoire opérée en Indochine. Aucun des nouveaux chants idéologiques créés par les légionnaires et les parachutistes ne figurent dans son recueil de 1961.
    Officier sorti du rang, il connaissait bien le troupier français ce qui ne l’a pas empêché de mettre au point une méthode de chant choral vouée à l’échec. Le conscrit français n’a pas de connaissance ni de pratique musicale. De plus, le commandement ne manifeste pas d’intérêt pour la pratique du chant. Il n’encourage donc pas les efforts du commandant Lamaze ni ne créé de relais pour l’enseignement du chant. Lamaze développe ses travaux sur le chant à la faveur de ses affectations dans les centres de formation, mais il ne se voit jamais confier de poste correspondant à ses activités musicales.
    Sa méthode de chant polyphonique était néanmoins suffisamment connue pour figurer dans le recueil de chants de l’école d’application de l’infanterie en 1979-1980 et en faisant expressément référence à son concepteur.
    L’initiative du commandant Lamaze en faveur du chant militaire n’a pas d’équivalent au sein de l’armée française. Nous donnons donc à la page suivante la liste de ses enregistrements et de ses recueils de chants.

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  • Le Bataillonnaire et les Bat' d'Af

    La méconnaissance des chansons de soldats laisse croire que Le Bataillonnaire est un chant créé dans les Bat' d'Af.
    Ceci est une légende. Les bataillonnaires avaient bien des chants dont quelqu'uns nous sont parvenus, mais celui qui leur est attribué ne faisait pas partie de leur rude répertoire. Nous aurons peut-être l'occasion d'en parler ultérieurement.
    En réalité, ce chant a été composé pour le cinéma.
    Il est créé par la chanteuse Bordas en 1936. Les paroles sont de Jacques Séverac et la musique a été composée par Maurice Naggiar et Lucien Viard. Son titre d’origine est Le chant des réprouvés, et les auteurs en font une marche rude. C’est le chant du film du même nom réalisé par Jacques Séverac.

    ChantRéprouvés1

    Il va connaître un grand succès et être repris dans plusieurs versions.
    En voici l'histoire…

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  • ESM Promotion Chef de bataillon Segrétain

    La promotion CBA Segrétain vient de mettre en vente un cd audio.
    La promotion Brunbrouck avait innové avec un coffret en bois, la Segrétain propose un coffret en métal du plus bel effet.

    EsmSegrétain

    Les chants sont impeccablement interprétés par la chorale, de manière un peu académique qui ne nuit pas à la qualité de l'enregistrement.
    La sélection des morceaux est soignée et s'inspire du répertoire qu'a pu connaître son parrain.
    On trouve donc le premier enregistrement de La Fiancée du timbalier, un poème de Victor Hugo dont l'histoire de l'école veut qu'il était chanté à 2 voix en 1950 par les élèves officiers de réserve d'infanterie à Saint-Maixent-l'Ecole, pour défiler devant le futur Maréchal de France Jean de Lattre de Tassigny alors inspecteur général de l' armée francaise. Le général Gambiez dirigeait l'école.
    On trouve aussi une excellente interprétation en breton du Gwinn ar C'hallaouoed, c'est à dire du Chant du glaive, improprement appelé Le Vin gaulois.
    On y trouve Le Chant du légionnaire tombé. Ce chant finira bien par entrer dans le répertoire militaire français, bien qu'il ne soit ni un chant de soldat ni un chant français et encore moins un chant de la Légion étrangère puisqu'il s'agit d'un chant de la Légion de l'archange Michel, connue sous le nom de Garde de fer. Mais l'histoire des chants est si mal connue et le chant est si beau, qu'il mérite de figurer au répertoire de l'ESM comme à celui de la Légion.

    En bonus caché figurent pour notre plus grand plaisir deux morceaux de rock de très bonne facture, tant pour la musique que pouor les paroles, l'un consacré à la DGER (Direction générale de l'enseignement et de la recherche), l'autre, Wagram, à la restauration…

    Ce cd est à commander sur le site de la promotion Lieutenant Carrelet de Loisy.

  • Emission premier trimestre 2009

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  • Les deux recueils militaires du sécrétariat à la Guerre de 1942 et 43

    Nous avons vu comment le Père Doncœur a été l'origine de la renaissance et de l'apprentissage de la chansson traditionnelle au sein des scouts puis de la jeunesse. Ce mouvement va aussi influencer le répertoire militaire par la redécouverte des anciens chants.
    Il faut parcourir les carnets de chants de l'entre-deux guerres pour mesurer l'indigence des morceaux mis à la disposition de la troupe. Les plus diffusés sont deux recueils édités par Balardy : Quarante chansons-marches et Quarante chansons comiques à refrain. Essentiellement des chansons de café-concert dont la thématique militaire est quasiment absente, sauf pour le comique troupier. Servir (chansons de route) propose lui quelques chansons traditionnelles mêlées à des chansons de marche et des chansons enfantines.
    Malgré les ouvrages de qualité publiés pendant ou juste après la Grande Guerre, dès les hécatombes des premiers mois du conflit, les chansons des soldats avaient disparu avec leurs interprètes. Le répertoire militaire s'apprend et se transmet
    à l'imitation. En septembre, octobre, novembre 1914, la chaîne de la mémoire est irrémédiablement interrompue.

    En 1940, une tentative est faite par les Laboratoires René Carlier pour offrir à la troupe des chansons de route. 16 chants sont publiés avec leur partitions et accompagnés d'illustrations originales dans une édition soignée.

    ChansonsRoute

    Bien évidemment, les événements empêchèrent cette initiative d'avoir une réelle influence sur le répertoire.

    En 1942 puis 1943, le secrétariat d'Etat à la Guerre fait éditer par les éditions Chiron deux recueils qui reprennent et amplifient cette initiative. Dans le courant d'apprentissage de la chanson traditionnelle au sein de la jeunesse qui est initié par les cadres scouts recrutés par le gouvernement de Vichy au deuxième semestre 1940, de très nombreux recueils de chansons sont publiés. Leur enseignement est encouragé par les émissions de Radio-Jeunesse et relayé par des conférences données notamment par le compositeur Joseph Canteloube. La mode est alors à l'authentique chanson traditionnelle.
    L'armée publie deux recueils qui peuvent être considérés comme les premiers recueils officiels de chants militaires.
    Ils sont illustrés par Cassegrain et le 2e volume est harmonisé par Pierre Dupont, chef de musique de la Garde. Ces deux éditions n’ont pas eu d’équivalent et font encore référence aujourd’hui.
    La préface du 1er volume donne les raisons de cette édition :
    « Pourquoi l’armée française, qui possède un répertoire de chansons militaires d’une valeur incomparable, progressivement entretenu au cours des siècles, avait-elle abandonné la tradition du chant ?
    « Pourquoi n’exploitait-elle plus ces ressources amasssées au cours de son histoire, depuis les plus anciennes chansons de soldats : Auprès de ma blonde, Trois jeunes tambours, M ’sieur d’Turenne, jusqu’à La Madelon de la Grande Guerre ?
    « Le soldat français ne savait et n’aimait plus chanter. Absence de connaissances musicales peut-être, mais surtout manque d’enthousiasme, d’esprit collectif, de discipline.
    « Aussi l’armée nouvelle entend-elle développer ces qualités en reprenant la tradition du chant et en rendant à ce dernier la place qu’il mérite dans l’instruction militaire. »
    Suivent des conseils pratiques pour chanter.


    Chiron1Chiron2

    A plusieurs reprises à partir de la Révolution, le commandement a eu la tentation de faire du chant militaire un moyen de contrôler la troupe en même temps que de donner une image de marque valorisante de l'armée. Mais cet objectif n'a pas été toujours compatible avec le rôle principal du chant qui est d'entretenir le moral du soldat.
    C'est la raison pour laquelle le répertoire chanté par le soldat est bien souvent très différent de celui que l'on trouve dans les cahiers de chansons. Les recueils publiés ont besoin de l'aval officiel ou tacite de l'autorité militaire. Une sélection est ainsi opérée. Les deux recueils édités par Chiron sont emblématiques en ce qu'ils ne se contentent pas de fournir les morceaux classiques du répertoire militaire, ils proposent en plus de retrouver de vieux chants que les soldats ne chantaient plus (Partant pour la Syrie, Les Adieux de La Tulipe, La Prise de Mantoue, Marche du Royal-Soissonnais, Les Chasseurs d'Orléans, Le Chasseur de Vincennes, Les Housards de la garde, Dans les hussards, La Chanson du capitaine, Le Départ du guernadier, Te souviens-tu ?).
    Malgré cet effort du commandement, cette sélection manifeste aussi une méconnaissance du répertoire militaire ancien. Les chants sont amalgamés avec d'autres tirés du répertoire populaire traditionnel qui n'ont pas leur place dans un recueil militaire de référence (Ce sont les dames de Paris, Ne pleure pas Jeannette, La Bourrée d’Auvergne, Chantons pour passer le temps, Les Moines de Saint Bernardin…). Ces chansons sont empruntées au répertoire en vogue au sein des mouvements de jeunesse de l'époque.

    ChironInt

    Ces deux volumes seront réédités par Chiron en 1961 dans une version revue par le commandant Lamaze.
    La liste des chants publiés en 1942 et 1943 figure à la page suivante.

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